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    LA PRESSE NOUS RASSEMBLE

     
     
     
     
     
     
     
     
    Christine que j’ai rencontrée grâce à la presse :

    « La lecture dans le Courrier de l’Ouest d’un encart parlant d’une femme neurostilumée par un système ressemblant au mien a attiré l’attention de ma maman.

    Ayant découpé soigneusement l’encart, j’ai pris l’initiative de téléphoner à cette femme.

    Prenant connaissance de son état de santé qui reste très différent du mien (je suis beaucoup plus légèrement handicapée), je me suis prise très rapidement de sympathie avec Martine qui est très accueillante. Nous parlions surtout  le même langage : la douleur et la joie d’être soulagée (pour ma part à 95%) par la neurostimulation. Martine ne connaissait pas le problème pour les membres supérieurs et restait très intéressée par mon cas. Cela nous a permis de tisser un lien qui nous a amené à créer cette Association Francophone des Victimes de la Douleur.

    Comme elle le dit toujours gentiment, ensemble (les fondateurs) nous ferons de belles choses : conseiller, informer et surtout écouter les victimes et familles.

     

    Quand je suis prise de découragement, je pense à elle et je me dis que j’ai la chance maintenant après une vingtaine d’interventions chirurgicales de pouvoir retravailler.

    Je me donne à fond car j’estime avoir perdu 7 ans de ma vie à partir de 31 ans. Après un accident sur la voie publique, ma vie et celle de ma famille ont basculé, tant par des soucis de santé opérations sur opérations, difficultés de me déplacer en fauteuil (car rien n’est prévu pour le déplacement d’handicapés) et par le problème financier qui en découle au bout de quelques années.

    Depuis mes deux  neurostimulations, je vis  bien, sachant que certaines choses ne pourront pas être faites sans un risque de déplacement d’électrode. Cela m’étant déjà arrivé (il faut réopérer), je m’abstiens de certains mouvements.

    Même si j’ai le rappel très souvent mais, je sais qu’elle le fait pour mon bien, Martine me dit : « tu en fais trop et tu ne vas tenir le coup ». Alors malgré tout, je l’écoute sachant qu’elle a vécu aussi des moments mieux et d’autres beaucoup moins bien.

    Mais quel bonheur d’avoir rencontré les fondateurs de l’AFVD car même si certaines personnes essaient de nous comprendre, pour nous, un seul petit geste peut être une douleur sur plusieurs jours et c’est là que, entre nous, nous nous comprenons à demi-mot.

    Bien des choses à toi Martine  « ma grande », courage (que tu as déjà) bonheur (on a en toujours besoin) et bonne chance pour tout ce que tu entreprendras et qui te fera avancer !